Office de Tourisme ou boutique à souvenirs…une transformation de l’accueil touristique ?

Office de Tourisme ou boutique à souvenirs…une transformation de l’accueil touristique ?

Après avoir passer quelques semaines en vacances dans le sud de la France et en Italie, j’ai eu l’occasion de passer dans plusieurs Office de tourisme pour voir comment d’autres destinations s’organisaient en terme d’accueil touristique. Mais une chose a commencer à m’interpeller fortement. La place que les boutiques commençaient à prendre au sein des pôles d’accueil. On pourrait dire, Oui mais en Italie c’est pas pareil… Le problème c’est que ce phénomène, je ne l’ai pas découvert en Italie mais en France, dans des Office de la même catégorie que celui que je dirige aujourd’hui. Sur certains sites, la boutique occupe plus des deux tiers de l’espace, pour vendre des produits locaux certes… mais ça comment à faire grand.

Dans un contexte ou les financements sont de plus en plus compliqués, avec l’épée de Damoclès du regroupement intercommunal qui peut parfois brouiller les engagements budgétaires, je comprends que l’auto-financement est une voie à creuser dans les années à venir et que le développement d’une boutique au sein d’un Office de Tourisme est incontournable maintenant. Mais de là à transformer l’accueil en une boutique à souvenirs, on change de métier. Proposer des produits de la marque de destination est effectivement important pour son développement mais il faut aussi respecter un certain équilibre.

Quand est-il du développement de nos métiers dans tout ça ?

le défi actuel, à l’heure ou la digitalisation des métiers d’informations passe un stade important, n’est-il d’aller plus loin dans une humanisation de notre information ? De passer de l’état de Conseiller en séjour (qui n’a de conseil que le nom tant que le code du Tourisme ne nous autorisera pas prodiguer de vrais conseils avec des vraies émotions et un parti pris qui pourtant pourrait pousser les destinations et leurs acteurs vers une vraie recherche de la qualité) à celui d’expert en destination ou voulons-nous recruter dans quelques années des commerciaux et des vendeurs pour nos accueils ? Je me pose sérieusement la question.

Il existe d’autres voies que le développement de ces boutiques à souvenirs que peux prendre nos structures, certes en ajoutant une part de risque dans l’autofinancement mais qui peut-être qui pourrait faire aussi grandir nos structures. Beaucoup développent encore des projets touristiques ou évènementiels de gré ou de force à perte, se voient refiler des projets ou des équipements qui dès le départ ne sont pas viable économiquement, mais c’est pas grave, l’Office du Tourisme c’est comme le comité des fêtes ou l’association de quartier qui doit faire plaisir à ses habitants ou partenaires, gagner de l’argent c’est pas le but… Pourtant aujourd’hui, être un Office de Tourisme c’est un vrai métier, avec des vrais gens, de vrais professionnels et des vrais entrepreneurs…

Alors pourquoi voir petit à vendre quatre t-shirts et un porte-clé par mois quand on pourrait être un réel acteur économique avec des projets au moins à l’équilibre financier, proposer une véritable proposition d’évolution professionnelle au personnel des Offices de Tourisme… et éviterait de se transformer à l’avenir en une boutique à souvenir ?

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