Enfonçons des portes ouvertes…Multimodalité, Intermodalité ou les deux ?

Enfonçons des portes ouvertes…Multimodalité, Intermodalité ou les deux ?

Aujourd’hui Sébastien LOPEZ a écrit un très bon article sur les définitions de #multimodalité et d‘#intermodalité trop souvent confondues lors de discussions sur la #mobilité… Son seul souci, trouver la touche “Rédiger un article sur LinkedIn”, je vous propose donc de le lire dès maintenant 😉 #Tourisme #Deplacement #destination #stratégie  

Indispensable dans nos déplacements quotidiens et de loisirs, la mobilité ou mobilité responsable est aussi à la mode, protection de l’environnement oblige.

On parle donc souvent de la multimodalité et de l’intermodalité, mais sommes-nous en capacité de les définir vraiment ?

La multimodalité, c’est l’offre… ; Nos jambes, notre voiture, nos vélos, les TC’s, c’est la gamme des moyens de transports qui nous est offert.« Par exemple, pour partir en vacances dans une station de ski, un voyageur partant de Strasbourg utilisera ses jambes, le tramway, le TGV, un taxi, un Bus, une télécabine, un traineau et pour finir toujours ses jambes. »

Chaque moyen de transport est complémentaire dans ce trajet et surtout chacun dans son échelle.

·     Le grand territoire : avec les trains, les cars, les avions, etc…

·     La ville : avec les bus, les tramways, les taxis, les vélos (couloir vélo), la marche à pied (trottoirs) et autres moyens de transport,

·     Le quartier

·     L’espace public

·     L’îlot urbain

·     Les gares, les pôles d’échange, 

·     Les bâtiments et leurs aménagements intérieurs.

La multimodalité ne fonctionne pas sans l’intermodalité pour bénéficier d’une mobilité sereine et durable.

Aucun texte alternatif pour cette image

Et alors, l’intermodalité c’est quoi ? c’est l’utilisation et la combinaison de l’ensemble de ces moyens de transport pour un trajet, ils composent la chaine de mobilité.

On pourrait décomposer l’intermodalité en plusieurs éléments, la chaine de transport (la somme des modes), l’offre et son environnement (où ? quand ?), les interfaces, l’information et surtout la logistique (comment ?)

Prenons un exemple concret, j’ai souvent critiqué Sophie, ma belle-sœur pour les pochettes qu’elle prépare pour ses voyages lointains (ou pas), où on retrouve chronologiquement l’ensemble des éléments nécessaires au voyage (les billets, les horaires, les petites cartes des gares et des quartiers, les tickets de métro), le logement (les vouchers), etc… Et bien ça, c’est la base de l’intermodalité, avant d’utiliser les systèmes d’information sur site pour vous déplacer.

Bon maintenant, c’est vrai que maintenant vous avez les informations dans votre téléphone, mais cette pochette reste un moyen fiable pour vous assurer et garantir que votre voyage est calé, bien interfacé dans la multimodalité. C’est ce que fait votre travel-planer personnel le dimanche soir en vérifiant trois fois vos correspondances.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont cette clef de l’intermodalité qui nous permet de nous déplacer aux quotidiens et dans nos loisirs.

Chaque transporteur à une application, permettant de vérifier les horaires ou d’acheter des billets. Elles sont de plus en plus interfacées entre elles, comme RATP, CTS à Strasbourg, TAM à Montpellier, TCL à Lyon, SNCF, et tant d’autre.

Aucun texte alternatif pour cette image

Mais, comme l’ont écrit les rapporteurs de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a l’Assemblée nationale / Sénat, pour que l’intermodalité déploie tous les effets bénéfiques escomptés et pour qu’on aille encore plus loin, il faut adopter une approche globale. Il est nécessaire que s’installe une coopération entre les différents acteurs (publics et privés) et que se développent les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La multimodalité existe depuis des milliers d’années, l’intermodalité aussi. Mais, même si c’est enfoncer une porte ouverte que de dire que c’était beaucoup plus compliqué pour Vercingetorix en son temps d’essayer de mettre une pâtée à Jules César à Alésia avec les modes qui lui était offert (et surtout sans application), que nous aujourd’hui pour aller glisser sur les pentes de Val-Thorens depuis notre lieu de résidence.

Donc, après cette explication, nous n’avons plus aucunes excuses pour utiliser les transports en communs ; les modes existent, les outils existent (les pochettes aussi) … Changeons nos habitudes de voyager et peut être aussi de consommer.

Encore merci Sophie de m’inspirer, tu as tout compris à l’intermodalité. 

Article écrit par Sebastien Lopez

Source :

·      BLOG des rapporteurs de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques – Assemblée nationale / Sénat

·      Blog “Les transports du futur”: note sur le marché des mobilités 2.0

·      Projet France Direct de Opportum, 28 mai 2012

·      La vision intégrale d’une Mobilité Juste” de Vincent Bendetti, CEO Opportum

Laisser un commentaire

Fermer le menu